jeudi 29 juillet 2010

En Champagne

Depuis lundi dernier, je me trouve à Sainte Gemme / Dormans (près de Reims) pour participer à la rencontre de mon groupe de recherche "Les moments interculturels dans des biographies franco-allemandes", soutenu par l'OFAJ. Il est passionnant de rencontrer des chercheurs et doctorants de nos partenaires, l'Université de Paris 8 et Universität Frankfurt/Main, de s'échanger, de discuter, de peaufiner notre projet… Mais les journées de travail sont longues, les nuits très courtes, même si nos hôtes nous offrent du Champagne pour le dîner. À 22h, nous continuerons à travailler...
Il est 20h30, c'est le moment de l'apéritif… Je vais donc aller à table. – Nous clôturons notre séjour demain midi.

Mémorial des batailles de la Marne [1914-1918] à Dormans
Plaque militaire d'un soldat alsacien
Jakob Urban s'est battu du côté allemand. Dans quel cimetière militaire faut-il enterrer ses ossements ? Au cimetière allemand ou français ?!

dimanche 25 juillet 2010

Rangement…

Je n'ai toujours pas rangé mon chantier… J'ai encore des rapports à écrire, des textes à lire, à corriger, etc., etc.
Quelle belle excuse ?!
Je déteste ranger ! Je préfère m'amuser à ajouter des gadgets (inutiles) à mon blog…

mercredi 21 juillet 2010

Rangement…

Mon bureau ressemble à un champ de bataille ! Les papiers, livres, etc. de tout un semestre se sont accumulés. Cependant, j'ai une "sainte horreur" d'être obligé de ranger - pendant des heures - mes affaires… Je fuis… Il faut le faire !
Il est temps de déjeuner. Je passe donc d'abord à table. On verra "le reste" par la suite…

Un goût de vacances…

Ce matin, après ma "séance", je ne suis pas rentré comme d'habitude, mais j'ai pris mon journal et me suis installé dans un café pour le lire.
Cela a un goût de vacances… Cela me rappelle mes vacances l'été dernier à Arcachon : chaque matin au petit déjeuner, j'ai lu longuement Le Monde. Ensuite, j'ai travaillé (lecture de mémoires, lectures professionnelles. Puis, nous sommes allés sur le marché pour faire les courses. Souvent, nous y avions degusté qq. huitres, accompagnées d'un petit blanc… Un déjeuner léger. J'ai retravaillé un moment, après, je suis allé à la plage. Le soir, nous sommes allés au Troquet, un piano-bar.
Je ne lis jamais lu autant de mémoires et livres que pendant ce type de vacances. Je suis d'une efficacité redoutable…
Comment ce fait-il que je n'y arrive pas lorsque je suis à la maison…? Mystère…

lundi 19 juillet 2010

Vacances

Je n'ai toujours pas organisé mes vacances (4 semaines de congé en été, 1 à Noël, 1 au printemps), sauf une semaine début septembre en Méditerranée. Il serait temps de s'en occuper…

Les routines…

Rien ne vaut les routines pour cardrer la personne, faire fonctionner la société… Les sociologues (Niklas Luhmann 1963 : Das Lob der Routine") nous le confirment. Certes, certes, elles ont une fonction structurante, rassurante. Si on devait conduire une voiture sans nos routines, en réfléchissant à chaque mouvement comment l'exécuter, on n'arriverait pas à destination. Mais il est aussi difficile de sortir des routines lorsqu'elles sont "malsaines".

Mais pourquoi ces propos ? Je n'ai plus fait du sport depuis deux mois ; je suis retourné ce soir à mon gymnase-club et l'activité sportive (courir sur un tapis, "faire" des machines, etc.) m'a fait le plus grand bien.
Cependant, quel effort me faut-il faire pour y aller ! J'ai du mal à en faire une "routine". Le s cours d'EPS à l'école m'ont dégouté du sport. Les cours étaient plus un entraînement militaire, une compétition permanente qu'une activité physique qui fait plaisir. J'ai gardé ce souvenir ; j'ai du mal à m'en défaire. Pourtant, combien mon corps en a besoin. Je le sais intellectuellement parlant. Puis, après mon "entrainement", je me sens réellement mieux. Mais il faut y aller, créer l'habitude qui fait que j'y aille "tout seul"…

Après une journée de travail administratif (courriers et méls) et de lectures de mémoire de fin d'études, je vais me mettre à lire quelques pages :
• Gérald Haddad (2007): Le péché originel de la psychanalyse. Paris: Sueil.
et / ou
• Association Morasha (2009): Juifs d'Alsace. Huit siècles d'histoire. Strasbourg : Editions Corpus.
Ces livres ne relèvent pas de mes domaines scientifiques, mais de mes centres d'intérêt. Je me passionne plus particulièrement pour l'histoire d'Alsace…

PS :
L'autre jour, un collègue français m'a gentillement appelé "Beute-Franzose" (Français de nationalité récente, "récupéré" lors d'une action guerrière, d'une annexion…). - Pas mal.
Et l'autre jour encore, une collègue allemande me dit à propos du fait que je m'exprime toujours en français (ma langue dominante et pas en allemand, ma première langue) : "Tu dois avoir des choses à refouler pour parler toujours en français…" - Bienvenue chez 'Prix unique" de la psychologie. Bon, ben, si cela est ainsi…

samedi 17 juillet 2010

Le week-end arrive

Mardi :
Matin : école d'application
Après-midi : atelier pédagogique avec le chanteur Xavier Duca, permanence, réunion de département, dîner avec le Xavier et Peirre-Olivier.

Mercredi :
• RDV avec T.M. pour corriger mes chapitres du livre "Manuel d'enseignement bilingue".
• Préparation de la fête du 14 juillet à la fac.
• Concert avec Xavier Duca (voir "Journal pédagogique").

Jeudi :
Je suis "crevé" des nuits trop courtes, des journées trop longues. Je réponds au mél, accomplit différentes tâches administratives…

Vendredi :
En tant que coordinateur du n° 3 de la revue Synergies Pays germaniques, j'ai rendu, hier, les articles (sauf un) à la rédaction. Je croyais que cela me prendrait beaucoup plus de temps.

Samedi :
J'installe des compteur sur mes blogs… Je dois lire deux mémoires, faire des courses…

Cela fait deux mois que j'ai commencé le livre Kafka sur le rivage de Haruki Murakami (2006, coll. 18/18). Je n'ai pas le temps de poursuivre ma lecture… Le soir, je suis tellement fatigué que j'arrive juste à regarder des séries policières à la télévision… Ces derniers temps, je ne fais même plus de sport ce qui me navre. Certes, avec mon régime, j'ai perdu 5 kilo et je me sens mieux, mais le sport me manque !

mardi 13 juillet 2010

Travail rendu… mardi, 13 juillet, 8h15

Finalement, je me suis mis à écrire jeudi, après le Journal télévisé, vers 20h45… J'ai travaillé tout le vendredi. Samedi, j'ai dispensé des cours toute la journée à la fac, avec une chaleur frôlant les 36°. J'ai écrit dimanche jusqu'à 4h du matin ; j'ai continué hier et j'ai terminé les corrections ce matin. Un article de 20 pages : "Sprachprofilanalyse in einer bilingualen Grundschulklasse in Deutschland am Beispiel der Sprachentwicklung des Französischen der Schülerin Sabrina".

J'en suis assez content ; ce texte a pu être réalisé dans un délai si court grâce aux travaux préparatoires de mes collaboratrices C. et A. Je leur suis très reconnaissant.

Néanmoins quel stress et quelle angoisse devant la page blanche, pour démarrer le travail. S'y ajoute que je ne maîtrisais pas encore convenablement le nouveau programme EXCEL (Microsoft Office 2008). Pour faire mes tableaux, j'avais donc besoin d'une aide rapide, etc. etc. OUFF, c'est terminé. Je dois me rendre ce matin, comme tous les mardi, à l'école d'application…

jeudi 8 juillet 2010

Jeudi, 8 juillet 16h30

Blocages
Matin : régler des questions administratives les plus diverses, entre autres celle de la participation à un salon.
Je rentre juste du Conseil régional où mes collègues et moi, nous avons présenté un pré-projet Interreg.

Au bureau
Je suis en retard pour la remise d'un article. Je dois donc l'écrire, là, maintenant (ou jamais…). Il m'est quand difficile de changer de sujet et d'activité de but en blanc. J'ai la tête remplie de questions administratives, d'idées de projet, mais je n'ai pas la tête à écrire. – Il faut chaud, très chaud. Que faire ? – Faire une pause, mettre le climatiseur mobile près de mon bureau, boire un café… en espérant que par la suite, j'ai envie, j'ai la motivation de me mettre à l'écriture………… Je baille déjà…

mercredi 7 juillet 2010

Mercredi, 7 juillet, 23h

Mardi matin :
école d'application.
Après-midi :
- Permanence.
- Conseil de faculté : le doyen essaye de mettre doute la recevabilité de la thèse d'A.L. : "Lernen am Computer. Eine explorative Studie zu den Einflussgrößen der Mensch-Computer-Interaktion / Entwicklung eines methodischen Ansatzes zur Usability-Evaluation einer E-Learning-Anwendung." Dans le titre (et dans le contenu), il n'y a pas de rapport avec le département français. – Pourquoi le même doyen, le même conseil a accepté alors le titre de la thèse il y a quatre ans ?
- Réunion du département :
• répartition des tâches en heures administratives pour chacun. Discussion difficile.
• problème du prolongement de poste de lecteur, car rémunéré sur les frais d'inscirption.

Mercredi :
A d m i n i s t r a t i o n toute la journée.
A 17h à Landau : réunion d'information sur le Master trinational.

lundi 5 juillet 2010

Lundi matin 5 juillet, 1h22 : la semaine passée

La suite de la semaine dernière :
Jeudi :
Discussion autour de la HDR de E.O.G. Débat passionnant sur le paradigme des Sciences de l'Education en Allemagne car il s'agit de faire entre un travail "hors-norme" dans les normes - quelques peu étroites - de notre établissement. Nous allons y arriver.

Vendredi :
Colloque interne à notre établissement, entre linguistes sur "Plurilinguisme et production orale" („Mehrsprachigkeit und Erzählen“). Échange fort intéressant entre spécialiste. Hélas, de tels débats ont lieu trop rarement. Entre collègues du même établissement, la bureaucratie nous hante la pluspart du temps et nos rencontres fréquentes (!) se limitent aux questions administratives rébarbartives.

Samedi matin :
Soutenance du Master à l'UDS.
Samedi après-midi :
Rencontre de l'équipe "Manuel d'enseignement bilingue".

Dimanche :
Lecture et corrections de mémoires, administration jusquà 1h du matin…

Demain, lundi : PH Ludwigsburg
Rencontre de l'équipe de recherche "Collèges pilotes et enseignement bilingue"

J'aimerais avoir plus de temps pour écrire mon journal. Je suis navré de ce manque de temps…
De plus, j'ai mal au dos car je ne fais plus de sport. Il faut que cela change !…

jeudi 1 juillet 2010

Jeudi 1er juillet 17h30, sur mon lieu de travail

Dimanche :
pique-nique dans la forêt de Vincennes ; ce fut formidable, un vent de vacant qui flottait...

Lundi :
Participation à une soutenance ; rencontre avec R.H. pour organiser et discuter de notre projet "Biographies interculturelles" ; rencontre avec l'équipe doctoral de l'Université catholique pour la mise en place d'une école doctorale.
Mardi : démarches administratives et shopping ; le soir : spéctable au Point virgule.

Mercredi :
retour à Stras. ; allocutions et réception pour les 10 ans du cursus bilingue.

Jeudi 1er juillet : trois nouveaux journaux

Pour une meilleure lisibilité afin de pouvoir approfondir les sujets, je crée deux journaux supplémentaires :
a) le journal pédagogique,
b) le journal institutionnel,
c) le journal de recherche.

Ce journal-ci restera "global".

vendredi 25 juin 2010

Vendredi 25 juin, 22h30 : surménage

J'écris aujourd'hui à une collègue : "Je crois être organisé (comme tout ex-Allemand qui se respecte), mais actuellement, "cela" me dépasse un peu. Je suis en retard de plusieurs mois pour tout. Exemple : je viens de corriger des copies que j'aurais dues noter en février dernier… […]"
Se pose réellement la question de la qualité de vie…
D'ailleurs, mes arbustes sur le balcon sont en train de crever parce que je prends pas assez soin d'eux. Ils sont envahis par des cochenilles.
Demain, je partirai (jusqu'à mercredi matin) à Paris pour participer à une soutenance et organiser un projet. Je profiterai également pour me reposer un peu… tant que faire se peut dans une grande ville de mille attractions.

jeudi 24 juin 2010

Jeudi, 24 juin, 22h30 : ma semaine

Lundi toute la journée : colloque franco-allemand des doctorants, 15 personnes
Les doctorants présentent leur travaux en cours. Journée passionnante. J'aimerais avoir le temps des doctorants afin de pouvoir lire et écrire. Ce temps révolu est réellement unique dans une vie. Lorsqu'on on s'y trouve, cette période est stressante. Mais pratiquement plus jamais dans sa vie, on a trois ans pour se consacrer à un seul sujet. Vu d'aujourd'hui, c'est un "paradis".

Mardi : les oraux de l'examen final, toute la journée.
C'est du théâtre absurde ! Les étudiants présentent trois sujets qu'ils ont préparé. Cette préparation est stockée dans leur mémoire courte ; une fois l'oral terminé, ils auront tout oublié. A quoi sert ce cirque absurde ?! Je consulte le règlement des examens (Prüfungsordnung) qui stipule (seulement) : "[…] im Hauptfach sowie im Leitfach [werden] je ein Schwerpunktthema zur Fachwissenschaft und zur Fachdidaktik benannt. Sie darf sich höchstens bis zur Hälfte der Prüfungszeit mit den angegebenen Prüfungsschwerpunkten befassen." Donc, peut être choisi un sujet disciplinaire et un sujet didactique qui seront examinés pendant la (première) moitié de l'oral (qui dure 30 min.)
Cela veut bien dire que NOUS, les examinateurs, fixons ces modalités absurdes où seulement la mémoire courte est sollicitée. Je vais proposer à mes collègue que cela doit changer car la procédure actuelle est insupportable.

Mercredi matin : université de Karlsruhe, présentation du laboratoire de reconnaissance vocale dans le cadre de notre projet franco-allemand "Apprentissage bilingue dans des mondes virtuelles (Stealth Learning)" : passionant !!
Après-midi : administration.
Aujourd'hui : Participation au jury de soutenances de thèse en Sciences du langage à l'UDS. Deux de nos doctorants sont sur la scelette. Bonne présentation, débat intéressant ; mais deux fois trois heures, cela fatigue. A la fin de la journée, je suis "en compotte"…

dimanche 20 juin 2010

Dimanche, 20 juin 15h

Hier, je suis allé danser dans la discothèque T. de la ville d'O. (à 30 km de S.). Cela m'a fait du plus grand bien. J'y ai rencontré H., étudiant de mon département FLE, j'ai été surpris de le voir fréquenter cet endroit… ; j'ai également vu des copains. – J'aurai aimé de sortir avec des amis, mais j'ai pris la décision sur un coup de tête, vers 23h, hier soir.
Je suis rentré à 5h du matin, à la levée du soleil (magnifique…). Aujourd'hui tout fonctionne donc un peu au ralenti…

samedi 19 juin 2010

Samedi 19 juin 19h

Mailaustausch mit einem Doktoranden
(um die Anonymität zu wahren, veröffentliche ich nur meine Antworten, aber nicht die Fragen und Gedanken des Doktoranden)

Zum Verhältnis der 'Theorie der Momente' und dem ethodischen Vorgehen in einer im qualitativ-interpretativ arbeiten Paradigma einer Promotion:
Das eine ist und bleibt Dein theoretischer Ansatz, das andere ist Dein methodisches Vorgehen IN DER Erkenntnisgewinnung. Du verfolgst in Deinem derzeitigen methodischen Vorgehen einen nominalistisch-deduktiven Ansatz. Er ist dem Forschungsbjekt nicht methdologisch angegmessen. Bei Dir läuft es de facto über "groundes theory", "abduction", "transduction"…
Deshalb m.E. auch Deine Schreibhemmungen. Du willst erst mal die Theorie draufhaben, dann Interpretieren, anstatt SOFORT zu interpretieren, beim Interpretieren auch gleich die Grenzen sehen und damit die Thoerie (der Momente) weiterentwickeln, auf Deine Empirie zuschneiden.

Mögliche Lekture-Empfehlungen, wie mensch methodisch vorgehen kann: Lies mal die Habil -Schrift (Manuskriptfassung) von E. O. Graf. Ich finde sie genial! (Anmerkung: Für eine Diss. fehlt es natürlich in dieser Arbeit etwas an ausführlichen Fallbeispielen. Aber die Arbeit zeigt in die richtige Richtung. (NB: G W. wird diese Habil-Schrift nicht sehr mögen… aber sie wird hoffentlich doch angenommen.)

Weitere mögliche Lektüre eines konstruktivistischen Ansatzes: Uli Graf: "Das Autopoiesis-Konzept im Radikalen Konstruktivismus - Diskussion theoretischer Variationen an einem Fallbeispiel in der sozialpädagogischen Beratungspraxis." In Das gepfefferte Ferkel - Online-Journal für systemisches Denken und Handeln, Aachen, Mai 2006.

Samedi 19 juin 17h

Septimana horribilis
A la fin de la semaine, les déboires administratives paraissent, somme toute, anecdotiques. N'empêche, ils sont l'analyseur d'un fonctionnement typique de l'institution. Cela advient à chaque fois
• que les membres de l'institution ne la "pensent" pas, mais subissent son action,
• lorsqu'il y a absence de réflexion, de régulation, de stratégie de supervision, etc. face à cette institution,
• lorsqu'il l’institué n'est pas modifi, mise en question par l’action régulière de l'instituant,
• lorsqu'il y a absence d'un processus de (nouvelle) institutionnalisation.
Il ne s'agit donc pas d'individus qui, au sein d'une institution, seraient particulièrement "méchants", etc., mais bien du fonctionnement classique d'une institution bureaucratique.
Cette brève analyse n'enlève rien au facteur psychologique : une telle institution est dévoreuse en énergie et en temps ; elle détériore le climat de travail, empêche à ce qu'on consacre à des tâches plus essentielles.

Les seuls moments de réflexion, cette semaine, ont été l'écriture d'un long rapport de HDR et l'échange avec un thésard sur la méthodologie. – Le reste du travail administratif "normal" (voir mon commentaire il y a qq. jours) attend toujours son exécution…

jeudi 17 juin 2010

Jeudi, 17 juin 21h

Venez comme vous êtes
Surprenante cette nouvelle publicité de McDonald en France ! Ou est-ce normal de nos jours et je vieillis… ?
La situation dans un MacDo : Père et fils à table. Le père qui ne peut s’empêcher de projeter ses certitudes sur son fils, pour se rassurer, montrer le modèle à suivre. En effet, il ne peut imaginer que son fils soit gay. - Bon coup de publicité d'un chaîne de la restauration rapide ou réelle émancipation du public gay ?!

La réponse d'un visiteur (anonyme et non-datée) de la vidéo est néanmoins assez juste, je cite :
"Ne croyez jamais que dans une entreprise, l'ouverture ne se fait que par la seule bonté de coeur. Un jeune (forcément) gardant secrète son homosexualité dans un McDo, ça ne signifie rien. Qui clame haut et fort son orientation sexuelle à chaque fois qu'il prend un burger ? Personne.
Ils veulent implicitement faire passer le Français moyen pour un abruti, mais cette pub n'a qu'un intérêt de profit. Un gay achetant un burger, dépense les mêmes dollars qu'un hétéro, bi, & co..."

Jeudi, 17 juin 15h : ma semaine

J'ai l'impression de n'avoir rien fait depuis lundi. (J'entends par "rien faire" : un travail intellectuel de type écriture d'un article, d'un rapport, lectures scientifiques, donner des cours, etc.)
Qu'ai-je fait depuis lundi ?
14/07 : MATIN : dentiste et coiffeur, APRES-MIDI : cours de Master au CFEB, dîner de travail, retour à la maison : minuit.
15/07 : MATIN : école d'application, APRES-MIDI : RDV avec la direction (Master, COLINGUA, KIT, etc.), permanence ; SOIR : opéra "Jenùfa" à l'ONR. Retour à la maison 23h.
16/07 : MATIN : élections dans mon téblissement, diverses tâches administratives à régler, passage d'un exmamen oral ; dîner professionnel ; APRES-MIDI : dernières corrections de la revue F&V, entretien à propos d'un mémoire. Retour à la maison : 20h30.
AUJOURD'HUI : j'ai passé le plus clair de mon temps (jusqu'à 15h) à calculer les besoins en heures de cours de mon département et à revoir le calcul des heures supplémentaires fait par l'adminstration.
L'inefficacité de l'adminstration est prenante ! On pourrait penser naïvement que pendant la durée de validité d'un cursus d'études (environ 5 ans dans cet établissement), on devrait établir une fois pour toutes les besoins en heures de service et en heures supplémentaires (en l'ajustant en fonction des variations des flux d'étudiants). Mais non, c'est penser trop simplement (et trop à la française et au foncrtionnement d'une université française). Ici, on (l'administration et chaque département) calcule deux fois par an (= chaque semestre) les besoins. A chaque fois, la donne change. Du coup, il ne suffit pas de faire une fois pendant les 5 ans une demande de base d'heures supplémentaires que chaque unité adminstrerait selon son organisation des études. Non, pour chaque vacaation (rémunéré ou pas ! ), il faut faire une demadne écrite. Le "pompon de l'affaire" : on établit d'abord l'emploi du temps, seulement ensuite, les besoins en heures suppl. sont calculées et distribuées. Cela veut dire en pratique qu'il faut faire deux fois un emploi du temps, une fois avant l'attribution des heures supp., puis faire un rectificatif après l'attribution de ses heures.
Cette inefficacité de la gestion le la tâche princiaple, de la raison d'être de l'tablissement – l'enseignement – depasse les bornes du supportable, car elle dévore une énergie démesurée qu'on pourrait utiliser de façon plus intellegient ailleurs. Mais personne ne semble le remarquer ; tout le monde a l'air de trouver ce gaspillage en temps et en ressources normal. Cela me rend très agressif car je pense que ses tâches de pure gestion administrative ne relèvent pas de ma focntion d'enseignant-chercheur. Cette inefficacité, cette gabegie me laissent perplexe.
Concrètement, qu'aurais-je pu faire à la place de ce travail d'ajourd'hui ?
- préparer les oraux de l'examen final,
- m'occuper du suivi de cinq projets de recherche / de publication dont j'ai la charge,
- coordonner la gestion du master trinational,
- écrire un rapport d'HRD (qu'on me réclame depusi 4 mois…),
- écrire deux articles qu'on me réclame depuis un mois,
- préparer mes cours de la semaine prochaine,
- corriger des devoirs (qui attendent depuis 5 moins la correction),
- préparer deux petits colloques du mois prochain (rien n'est fait…),
- …
Tout ce travail n'est pas fait ; certes, certaines tâches sont incontournables et doivent être accomplies, mais le travail sera nécessairement baclé.

Le fait de tenir ce journal est devenue une hygiène (mentale) et m'aide à réduire mes agressions très violentes ainsi que mon stress.
De ce pas, je vais retourner au travail - et répondre d'abord aux nombreux courriels… Toutefois, ce soir, j'irai au sport, sinon, je vais "pêter un cable". Il y a tellement longtemps que je ne suis plus allé au sport…